Le Bac+3 compte deux épreuves écrites, et la première chose à savoir tient en une phrase : la plus courte est la plus lourde.
La première dure quatre heures et pèse le coefficient 2. La seconde dure trois heures et pèse le coefficient 3. Sur les deux, une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire. Beaucoup de candidats organisent leur entraînement à l'envers, en donnant le plus de temps à l'épreuve la plus longue, qui compte le moins.
Le format a changé, et il ne ressemble à rien de ce qu'on t'a appris
C'est le point que les candidats découvrent le plus tard, et c'est celui qui coûte le plus cher. Le rapport de jury de la session 2026 note qu'une grande majorité de candidats s'est conformée au nouveau format attendu, et il le décrit ainsi : une problématique faisant office d'introduction, et une ouverture en guise de conclusion.
Relis cette phrase. Il n'y a plus d'introduction au sens où tu l'as apprise en licence, avec son accroche, sa définition des termes, son annonce de plan. La problématique tient ce rôle à elle seule. Et il n'y a plus de conclusion qui résume : c'est une ouverture qui ferme la copie.
Le jury relève les écarts correspondants dans les copies de 2026 : une ouverture absente, une problématique insuffisamment synthétique, une introduction rédigée selon un format classique, ou encore un devoir très déséquilibré. Quatre défauts, et trois d'entre eux sont des réflexes d'école.
Le jury ajoute une nuance que peu de candidats intègrent : il invite à faire preuve de mesure et de discernement dans l'élaboration de la problématique, dont la densité doit rester maîtrisée. Autrement dit, une problématique qui tient lieu d'introduction n'est pas une introduction compressée. Empiler pour compenser produit l'effet inverse de celui recherché.
La seconde épreuve, et sa contrainte que personne n'anticipe
La seconde épreuve porte sur l'analyse d'un corpus de documents. Ce qui est attendu, le rapport le formule directement : que les candidats exposent et justifient des propositions pour favoriser le développement et les apprentissages des élèves en EPS, en s'appuyant sur des connaissances en sciences de la vie et en sciences humaines et sociales.
Deux verbes, pas un. Exposer une proposition ne suffit pas, il faut la justifier. Le rapport pointe précisément le défaut inverse : les candidats ont tendance à énoncer et cumuler des pistes d'intervention sans nécessairement les développer. C'est le réflexe du candidat qui a peur d'en avoir trop peu dit, et qui en dit trois fois plus, trois fois moins bien.
Il y a aussi une contrainte de format, chiffrée, que le rapport mentionne comme ayant été respectée : 30 lignes au maximum, soit environ 300 mots. Trois cents mots pour exposer et justifier. À ce volume, chaque phrase qui ne fait rien se voit.
Ce que le jury sanctionne aussi, et qu'on croit secondaire
Deux reproches reviennent dans le rapport 2026, et tous deux passent pour des détails jusqu'au moment où ils coûtent des points.
Le premier est la langue. Le rapport évoque une maîtrise très insuffisante de la langue, rendant l'argumentation difficilement compréhensible, et note que les erreurs d'orthographe liées aux homophones et à la syntaxe demeurent parfois trop nombreuses. Une idée juste écrite de travers ne se lit pas comme une idée juste.
Le second est plus spécifique, et plus facile à corriger : l'orthographe des noms propres. Le rapport signale les erreurs portant sur les acteurs et les actrices de référence, et précise qu'elles témoignent souvent d'une connaissance insuffisante de l'histoire de l'EPS. Écorcher un nom ne coûte pas un point d'orthographe, ça envoie un signal sur ce que tu sais réellement.
Les chiffres de la session 2026
Le rapport de jury officiel compte 5 863 inscrits, 4 338 présents aux écrits, 772 admissibles et 478 admis. La moyenne du premier admis s'établit à 18,31, celle du dernier admis à 10,60.
Lis la dernière ligne deux fois. Le dernier admis est passé avec 10,60 de moyenne générale. Ce concours ne récompense pas la brillance, il élimine les effondrements. Sur les écrits, ça change entièrement la façon de travailler : ton objectif n'est pas la copie remarquable, c'est la copie qui ne donne au correcteur aucune raison de te descendre.
Tu as maintenant la liste de ce que le jury reproche. Elle est publique, et elle ne suffit pas. Entre savoir qu'une problématique doit être synthétique et écrire celle qui l'est, il y a exactement l'écart qui sépare les 772 admissibles des 3 566 autres candidats qui avaient lu le même rapport.
Ce qui manque, ce n'est pas la liste des défauts. C'est de voir, sur une copie réelle, à quoi ressemble chacun d'eux et par quoi une copie d'admissible le remplace.
Ressource gratuite
Les 5 erreurs qui coûtent l'Écrit 1
Les écarts que le correcteur voit dès la première page, et ce que les copies d'admissible font à la place. Coche ton concours, le guide envoyé est celui de ton épreuve.
Questions fréquentes
Quel est le format attendu à l'Écrit 1 du CAPEPS Bac+3 ?
D'après le rapport de jury 2026, le format attendu est une problématique faisant office d'introduction et une ouverture en guise de conclusion. Le jury relève comme écarts une ouverture absente, une problématique insuffisamment synthétique, une introduction rédigée au format classique, et un devoir très déséquilibré.
Quelle épreuve écrite pèse le plus au CAPEPS Bac+3 ?
La seconde, au coefficient 3, alors qu'elle ne dure que trois heures. La première dure quatre heures pour un coefficient 2. Sur les deux, une note globale égale ou inférieure à 5 est éliminatoire.
Y a-t-il une limite de longueur à la seconde épreuve écrite ?
Le rapport de jury 2026 mentionne une consigne de 30 lignes au maximum, soit environ 300 mots, que les candidats ont respectée.
Le jury sanctionne-t-il l'orthographe au CAPEPS Bac+3 ?
Le rapport 2026 évoque une maîtrise très insuffisante de la langue rendant l'argumentation difficilement compréhensible, et signale que les erreurs sur l'orthographe des noms propres des auteurs de référence témoignent souvent d'une connaissance insuffisante de l'histoire de l'EPS.
Quelle moyenne fallait-il pour être admis au Bac+3 en 2026 ?
La moyenne du dernier admis s'établit à 10,60 et celle du premier admis à 18,31, pour 478 admis sur 4 338 présents aux écrits.
Où vérifier par toi-même
Le format, les durées et les coefficients des épreuves viennent de la page officielle des épreuves de cette voie, sur devenirenseignant.gouv.fr. Tout ce qui est attribué au jury dans cet article vient du rapport de jury officiel de la session 2026, publié sur la page des sujets et rapports des jurys du CAPEPS, où tu peux le télécharger et vérifier chaque citation.
Si une information de cette page diffère de ce que publie le ministère, c'est le ministère qui a raison, et cette page sera corrigée.
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